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Image Monument du Mort-Homme

05/04/2012Monument du Mois - Avril 2012 - Monument du Mort-Homme

Monument du Mois - Avril 2012 

Le Mort-Homme (monument du Squelette) 

Oeuvre saisissante du sculpteur Jacques Froment-Meurice érigée par l'amicale des anciens de la 69e division d'infanterie. Se dégageant de son suaire, debout, le squelette du soldat pousse son cri de victoire. Il porte sur un bras un drapeau, symbole de la nation pour laquelle il s'est sacrifié, de l'autre bras il brandit le flambeau de la victoire. Sur le socle du monument, la formule « Ils n'ont pas passé », rappelle la résistance victorieuse des soldats français.

Mort-Homme

Les travaux du monument ont débuté le 12 juillet 1922 et se sont achevés le 20 août. La cérémonie d'inauguration a eu lieu le dimanche 10 septembre 1922 en présence des généraux Nivelle, Berthelot, Boichut, gouverneur de Verdun, et Taufflieb, sénateur du Bas-Rhin, qui commanda la 69e D.I. Le monument a été béni par Mgr Gatinois, archiprêtre de la cathédrale de Verdun. Ont assisté également à l'événement un délégué de l'American Legion et plusieurs personnalités américaines car c'est en partie de ces tranchées du Mort-Homme que s'élancèrent les troupes américaines pour achever le dégagement de la Meuse en 1918.

L'entretien du monument a été confié au Souvenir français.

A 100 m, le monument de granit dressé par les anciens de la 40e division d'infanterie.

 

Monument de la 40e DI

Monument de la 40e Division d'Infanterie

 

•Sentier de découverte de la tranchée de Silésie

•Coordonnées géographiques : 05° 15' 02'' E49° 13' 43'' N

L'artiste

Jacques Froment-Meurice (1864-1947) est né à Paris en 1864 dans une famille d'orfèvres joailliers réputés au XIXe siècle. Il est l'élève du sculpteur parisien Chapu. D'abord spécialisé dans les bronze animaliers, il réalise ensuite les mausolées de Chopin et Géricault. En 1925, il sculpte le monument aux morts de Saumur (avenue du maréchal Foch).

Le contexte historique des combats en 1916

Au début de la bataille de Verdun, l'attaque brusquée des Allemands lancée sur la rive droite de la Meuse le 21 février 1916 est contenue : les unités françaises ont été engagées jusqu'au sacrifice. A la demande de Joffre, toute la défense a été réorganisée sous les ordres du général Pétain qui prend le commandement effectif de la IIe armée le 25 février 1916, à partir de son nouveau quartier général fixé à Souilly.

Pourquoi la rive gauche de la Meuse ? 

Avec ses batteries d'artillerie lourde et les canons de ses forts, le secteur de la rive gauche est le point de départ des tirs en enfilade qui perturbent fortement l'avance allemande sur la rive droite. Pour l'assaillant, il devient urgent de faire cesser ce harcèlement meurtrier qui démontre l'erreur de Falkenhayn ne pas avoir attaqué sur les deux rives simultanément, idée pourtant défendue par le Kronprinz.

Mars 1916, des succès allemands insuffisants

Le 6 mars, les fantassins allemands sont lancés à l'assaut de la ligne Béthincourt – Forges, après une préparation d'artillerie qui ravage les retranchements français. Les objectifs sont les points d'observation les plus élevés : cote 304, Mort-Homme, bois des Corbeaux où s'illustre le 92e régiment d'infanterie du colonel Macker. Mais sous les canons français, l'ennemi subit jusqu'à 70 % de pertes. Donc, à partir du 11 mars, les assauts massifs sont remplacés par des actions plus localisées. Le 14, après deux jours de tirs de destruction, l'attaque se porte sur le Mort-Homme dont seule la partie nord tombe.

Du 20 mars à début avril, procédant par secteurs successifs après avoir déplacé leur artillerie lourde, les Allemands entreprennent une grande attaque enveloppante d'ouest en est pour s'emparer de l'ensemble cote 304 – Mort-Homme. Au sud-ouest, l'assaut de la 11e division bavaroise leur donne sans résistance le réduit d'Avocourt : 58 officiers et 2 914 soldats sont faits prisonniers. La reconquête française coûte 2 600 hommes. Le général Pétain ordonne l'évacuation des positions trop au nord, comme le village de Béthincourt presque encerclé.

Un témoignage de combattant

« Le 14 mars est peut-être la journée où nous avons reçu le plus d'obus de toute la guerre. Sur notre petit front, les observateurs de l'arrière ont compté à peu près 120 coups par minute, ce qui fait 50 000 obus en 6 heures. D'une section, il reste trois hommes qui refluent vers leurs camarades; le capitaine les cingle de cette apostrophe : « La 4e section ne fait pas son devoir ! » et les trois pauvres bougres retournent en position à côté des cadavres de leurs camarades. Sur 12 mitrailleuses, il y en a 11 hors service. Les hommes sont fatigués mais non démoralisés. « Vivement qu'ils attaquent, disent-ils, au moins on ne sera plus bombardés. » Enfin, la préparation d'artillerie étant jugée suffisante par l'ennemi, celui-ci se lance à l'attaque. On le repousse à la baïonnette. Pas un pouce de terrain n'est perdu ».

Jean Vichy, caporal-brancardier, 98e régiment d'infanterie en ligne à droite du Mort-Homme en mars 1916, cité dans Jacques PERICARD, Verdun, Librairie de France, Paris, 1933, p. 157-158

Par Franck MEYER

Pour découvrir les faits d'armes du général Berthelot dans ce secteur, cliquez-ici

 

Mars 2012 Mai 2012

Monument de la réconciliation

Monument

du

Mois

Plaque Franz Marc 

Monument de
la réconciliation
franco-allemande
 Plaque
en mémoire
à Franz Marc
à Clermont-en-
Argonne
 à Gussainville

Crédit Photo : Mort-Homme, vue de face - © www.webmatters.net
Mort-Homme, vue de côté - Monument de la 40e DI -
© www.panoramio.com

 

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